Le PRINTEMPS DES POÈTES des Communes de l’agglomération de La Rochelle s’est déroulé en 2006 du samedi 4 mars au dimanche 12 mars. Le thème proposé par Paris était Le Chant des villes. L’originalité de ce Printemps résida principalement dans la réception de la Caravane des poètes iraniens.
Le Chant des Villes
Pour notre Printemps rochelais, ce thème a été particulièrement illustré par le Concours de poésie de la Commune d’Esnandes, l’exposition Ma ville en poésie organisée par la Médiathèque d’Aytré et le Service Communication de cette commune, le Café poétique organisé par la Compagnie Les Tambours d’Aurore et la Commune de Nieul, le Concert La Ville au chant par le Groupe Vocal de Dompierre, la Soirée La Pierre immobile organisée par le Cercle Culture et création de Dompierre-sur-mer.
Deux événements majeurs : la venue du poète américain (USA) Thomas KRAMPF, invité par la Médiathèque Michel-Crépeau et Larochellivre, et l’invitation de la Ville de La Rochelle faite à Bernard RUHAUD d’écrire deux poèmes sur la ville suivant les propositions de la Coordination nationale. Ce poème a été affiché par la Ville de La Rochelle et la Coordination l’a édité sous forme de carte postale et d’affichette.
Caravane des poètes iraniens
Pour faire suite à la Caravane des poètes français en Iran qui avait réuni en mai 2005 Claude ESTEBAN, Alain LANCE, Jean-Baptiste PARA et Anne TALVAZ, il a été demandé à l’association Larochellivre d’inviter 5 poètes iraniens à l’occasion du Printemps des poètes 2006.
Leur séjour organisé du 4 au 12 mars 2006 leur a permis de rencontrer des publics de La Rochelle et Poitiers (Maison de la Poésie & Le Toit du Monde), Nantes (Maison de la Poésie), Marseille (CIPM) et Paris (Maison des Écrivains…).
Les poètes :
Granaz MOUSSAVI Née en 1973 à Téhéran, se distingue, dès 1985, en obtenant le deuxième prix d’un concours de poésie ouvert aux élèves des Collèges de Téhéran. En 1990, elle débute une carrière cinématographique. En1997, elle édite à ses frais et sous forme de samizdat, son premier recueil, Khatabi rouyé chab (Graffitis sur la nuit) dont certains poèmes, revus pour obtenir le visa de la censure paraissent en 2000 dans Pâ berahneh tâ sobh (Pieds nus jusqu’au matin), Ed. Sâli, d’où sont extraits les poèmes publiés dans l’anthologie Derrière ma fenêtre il y a un corbeau, Ed. L’Inventaire, 2004. Paru à la MEET en février 2006, Les Rescapés de la patience (Bâzmandigan-é-sabour), édition bilingue français-persan.
Mansour OWDJI Mansour OWDJI est né en 1937 à Chiraz. Après des études en philosophie et didactique, et une licence en langue et littérature anglaise, il se lance très tôt en poésie. Son premier recueil Le Jardin de la nuit sort en 1965, suivi de La Ville fatiguée (1967), Le rêve, l’arbre et la solitude de la terre (1970). Jusqu’en 2005, il publiera ainsi 19 recueils de poèmes. Les trois derniers sont La poésie est une chose qui ressemble à un loup (2003), Le jardin et le monde des morts (2003) et Le vert voyage (2005). Chiraz est mon autre nom, sélection qu’il a fait lui-même de ses poèmes préférés pour le lecteur francophone, est paru en mars 2006 avec l’aide de l’Ambassade de France en Iran.
Yadollah ROYAÏ Né en Iran en 1933. Sans doute, le meilleur représentant d’une tendance « formaliste » de la poésie contemporaine iranienne. A publié de nombreux ouvrages de poésie en Iran et en France, dont Et la mort était donc autre chose aux Ed. CREAPHIS, Les Cahiers de Royaumont, en 1997 et Signatures, Ed. Dana, 2001. Paru en mars 2006 aux Éditions de l’Inventaire : Espacement(al)s.
Hassan SAFDARI Né en 1950 à Ispahan. Il a fait des études supérieures aux Etats-Unis, où il a vécu quelques années. Il est maintenant revenu à sa ville natale où il travaille et anime avec d’autres écrivains l’importante revue littéraire Persian art magazine. Il a publié plusieurs livres dont Le vent devant la fenêtre, Je suis un autre et Je m’endors sous ton parapluie. Vient de paraître à Ispahan, Le Chant de Salomon. Pour sa venue en France, les éditions de l’Inventaire ont publié en français (mars 2006) Ici tant de miroirs.
Mohammad Ali SEPANLOU Né en 1940 à Téhéran, a publié de nombreux livres de poèmes, depuis Ah… Biâban ! (Ô Déserts !), Ed. Torfeti, 1963, jusqu’aux plus récents dont Khiâbân-hâ va Biâbân-hâ (Des Rues et des déserts), Ed. Nachr-é Chivâ, 1992 et en 2000, une anthologie personnelle Pâiz dar Bozogrâh (L’Automne sur la grande route). On lui doit également des études critiques sur la littérature iranienne ainsi que des traductions en persan d’auteurs étrangers (Apollinaire, Camus, Sartre, Horace Mac Coy, Ritsos). En français, Le Temps versatile, Ed. L’Inventaire, 2004. Et quelques poèmes dans l’anthologie Derrière ma fenêtre il y a un corbeau, Ed. L’Inventaire, 2004, 2000. Quelques poèmes sont parus, en français, dans des revues et anthologies, dont la Revue Europe en mars 2002.
Présentateurs et traductrice :
Média KACHIGAR Critique littéraire, fin connaisseur de la littérature iranienne contemporaine. Il préside à l’attribution du Prix littéraire Yalda, Solstice d’hiver que l’on pourrait comparer au Prix Médicis en France.
Alain LANCE Poète et traducteur. Co-auteur de plusieurs anthologies consacrées à la littérature contemporaine française, allemande et iranienne, il est membre, depuis 1970, du comité de rédaction de la revue Action poétique et, depuis 2005, du comité de la revue Europe. Après avoir enseigné le français en Iran, l’allemand à Paris et dirigé des instituts culturels français en Allemagne, Alain LANCE a dirigé la Maison des écrivains à Paris de 1995 à 2004.
Farideh RAVA Traductrice d’un grand nombre d’écrivains iraniens dont ceux qui participèrent à la Caravane.
Le dimanche 5 mars, le public rochelais a pu rencontrer les 5 poètes iraniens à la Chapelle Saint-Vincent. A suivi un concert de Madjid KHALADJ, maître en percussions iraniennes. Salle comble pour cet après-midi poétique dont tous les présents gardent un grand souvenir.
Concert du 5 mars 2006, chapelle Saint-Vincent, La Rochelle. Le thème de la poésie iranienne a été aussi illustré par La Voix des sables, un spectacle poétique monté par Livio JAMMET et Fardin MORTAZAVI à partir de la poésie classique iranienne.












